Auteur : Loïc Rousselle

L’écologie, une nouvelle “route de la servitude”

“Le pouvoir, vaste corps organisé et vivant, tend naturellement à s’agrandir. Il se trouve à l’étroit dans sa mission de surveillance. Or, il n’y a pas pour lui d’agrandissement possibles en dehors d’empiétements successifs sur le domaine des facultés individuelles.” Frédéric Bastiat, Profession de foi électorale de 1846 Il est difficile d’imaginer que l’État justifie ses intrusions dans notre vie privée en rappelant honnêtement que « L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le mondes’efforce de vivre aux dépens de tout le monde. » Frédéric Bastiat, L’État (1848). La cause qui justifie son extension doit être à l’évidence une bonne cause ou une juste cause. Qu’elle soit vraie ou fausse est secondaire. Nous ne sommes pas dans le rationnel. Pour

Continuer la lecture

Une juste politique de logement social

U La politique des logements sociaux en France est coûteuse et injuste. Elle ne profite pas aux plus démunis et freine l’investissement. ML2D souhaite instaurer une formule de location-vente qui a déjà fait ses preuves au Canada. Seuls 64% des Français sont propriétaires de leur logement contre 70 % en moyenne dans l’Union Européenne. 40 % des logements sociaux construits en Europe le sont en France alors que nous ne représentons que 13 % de la population de l’UE. 18 % des Français vit en logement social contre 4 % en Allemagne. Les anciens pays communistes comptent beaucoup plus de propriétaires car leurs citoyens ont expérimentés le socialisme réel et savent désormais que la propriété privée est un rempart pour se protéger de l’arbitraire étatique :

Continuer la lecture

Les inquiétudes prémonitoires d’Alexis de Tocqueville Pourquoi ML2D permet d’éviter le « despotisme doux »

Alexis de Tocqueville était sans doute la personne la plus perspicace dans la compréhension de la nature de la démocratie et de la manière dont la liberté a dérivé vers l’égalité. Tocqueville soulignait les bonnes choses apportées par la démocratie mais avait de grandes inquiétudes quant à son évolution probable. Il pensait qu’elle aurait tendance à évoluer vers un « despotisme doux ». C’est un despotisme différent des anciens despotismes, une version plus douce et plus souple mais tout aussi liberticide. C’est un despotisme qui ne tyrannise pas les hommes mais les retreints, qui n’interdit pas mais qui gêne, qui empêche, qui limite. Il décrivait le despotisme doux comme une multitude d’individus de toute sorte (société multiculturelle ?) tout occupés à des plaisirs

Continuer la lecture

Message de ML2D aux minorités

Les sociaux-démocrates se fichent du racisme. Les sociaux-démocrates se moquent de l’antisémitisme. Les sociaux-démocrates se fichent de l’homophobie. Ce qui les intéresse c’est de transformer en arme politique les souvenirs douloureux des minorités afin d’étiqueter leurs opposants et de les pourchasser. Les sociaux-démocrates se fichent des noirs. Les sociaux démocrates se fichent du peuple juif. Les sociaux-démocrates se fichent des maghrébins. Ils nous utilisent tous comme boucliers humains pour pouvoir s’en prendre à leurs adversaires en leur collant des étiquettes (raciste, antisémite, islamophobes…). Les sociaux-démocrates ne feront rien pour diminuer la pauvreté ou abaisser le taux de chômage des minorités. Les sociaux-démocrates ont besoin que les minorités aient besoin d’eux ! En fait nous avons atteint un point ou la demande

Continuer la lecture

lettre aux agriculteurs de ML2D

Actuellement, le poids des charges et de la fiscalité, couplée à la complexité des normes et à la perte de temps et d’énergie que représente la paperasse administrative, détruit la rentabilité des exploitations agricoles françaises. Les subventions deviennent alors nécessaires pour survivre. Mais il faut bien comprendre que c’est parce que l’État vous prend beaucoup en impôts, taxes et temps, que beaucoup d’exploitants agricoles sont à genoux. L’État rend alors une petite partie de ce qu’il vous a pris ! À condition de bien lui obéir… Seules certaines grosses exploitations de type « industrielles » sont vraiment profitables dans le système actuel car elles sont conçues pour aspirer un maximum de subventions, les économies d’échelle leur permettant de réduire au minimum leurs charges

Continuer la lecture

en Nouvelle-Zélande, les agriculteurs ne veulent pas de subventions

A L’arrêt des subventions à l’agriculture en Nouvelle-Zélande a donné naissance à une économie rurale dynamique, diversifiée et croissante, et a discrédité le mythe selon lequel l’agriculture ne peut vivre sans subvention. Tous les cinq ans environ, les membres du Congrès issus des milieux ruraux font équipe pour faire accepter une coûteuse extension de la politique agricole. Ils remettent le couvert cette année. Le Sénat a récemment fait passer une loi garantissant des milliards de dollars de subventions aux exploitations agricoles, et la Chambre des représentants en a fait de même. Le projet de Farm Bills est du lobbying. Les politiciens n’ont jamais expliqué pourquoi l’agriculture américaine a besoin d’être dorlotée par le gouvernement. Les membres du Congrès sont plus

Continuer la lecture

Et si la France se dotait, enfin, d’un modèle économique

Ce nouveau modèle économique favoriserait  richesse et prospérité à un horizon de cinq à dix ans. Pour comprendre les étapes de cette stratégie de développement, rappelons au préalable ce que nous entendons par « modèle économique » en revenant brièvement sur ses quatre points clés. Qu’est-ce qu’un modèle économique ? Un modèle économique pour une entreprise repose sur quatre points : * Une équation de valeur : L’entreprise doit proposer un bien ou un service au client dont la valeur perçue est supérieure au coût pour l’entreprise. Pour répondre à cette équation,  l’entreprise s’efforce de répondre aux questions suivantes : quelle est sa cible de clientèle ? Quel problème cherche-t-elle à résoudre ? Quels sont ses besoins non satisfaits ? Que peut-on proposer pour résoudre son problème

Continuer la lecture

liberté et acquis sociaux

Beaucoup ignorent que les principales avancées sociales, mal nommées “acquis sociaux”, ont pour origines, soit des lois votées par des gouvernements libéraux, soit ont été mises en place par des entrepreneurs :Ainsi, le droit de grève a été promulgué par le député libéral Emile Ollivier en 1864, et le droit syndical, défendu en son temps par Frédéric Bastiat, a été proclamé par Waldeck-Rousseau en 1884, autre libéral.Hélas, les communistes n’ayant pas réussi à bloquer la loi (Jules Guesde, marxiste, s’opposera à cette loi, arguant qu’elle était un embrigadement des ouvriers), ils ont pris leur revanche en 1945 (à travers le Conseil National de la Résistance qui leur est quasiment soumis) en pervertissant ce droit : Jusqu’alors uniquement financés par les

Continuer la lecture

les réformes souhaitables de la fiscalité et des activités étatiques

cet article est de pascal salin et à été initialement publié sur contrepoints, il est reproduit ici avec l’aimable autorisation de l’auteur. Parmi les quatre thèmes proposés par Emmanuel Macron pour le Grand débat national nous voudrions évoquer un certain nombre de problèmes qui nous paraissent particulièrement importants et qui se trouvent concerner les deux premiers thèmes (fiscalité et organisation de l’État). Le débat sur la fiscalité est à l’ordre du jour et l’on peut d’ailleurs considérer comme positif qu’il y ait une prise de conscience des excès de la fiscalité française et de ses effets destructeurs. Comme on le sait bien, la France bat – malheureusement – un record du monde dans ce domaine. Or il est parfaitement justifié

Continuer la lecture

Une loi pacte pour le secteur public ?

(Article publié initialement dans le journal les échos et reproduit ici avec l’aimable autorisation de l’auteur Xavier Fontanet). C’est bien de partir des faits surtout dans un pays comme le notre ou on se complaît dans les idées. Mais une somme de constats ne fera jamais une politique, elle conduira à mettre des emplâtres sur des problèmes sans s’attaquer réellement à leurs cause. émerge du grand débat national l’idée que, derrière notre fiscalité excessive, se cache une augmentation déraisonnable de notre sphère publique. Encore derrière une erreur conceptuelle de certains de nos économistes qui ont expliqué, pendant quarante ans , que la dépense publique stimulait l’économie, justifiant du « toujours plus » dans les promesses électorales. Un économiste peut hélas tuer aussi

Continuer la lecture